Accueil du site / Evénements / BICENTENAIRE DE LA NAISSANCE D’AUGUSTE VERMEER

- Nous nous intéresserons aujourd’hui à Auguste Vermeer, né à Beauraing il y a deux siècles, le 10 juillet 1817.
Sa famille, originaire de Maestricht, s’était installée dans cette ville de Famenne vers 1730. Ses parents, Louis Vermeer et Amélie Delattre, tenaient un commerce de tissus.
Après de brillantes études au Collège de Bellevue, à Dinant, Auguste-Julien s’inscrivit à l’Université de Liège pour y étudier la médecine. Le 2 mai 1844, il obtint son diplôme avec grande distinction. La même année, il obtint ses diplômes en chirurgie et accouchements, tous deux avec la plus grande distinction. Ensuite, bien que s’étant perfectionné comme interne à l’Hôpital de Bavière, il déclina l’offre d’une chaire d’université, préférant revenir à Beauraing pour y exercer la fonction de médecin de campagne (laquelle comprenait à l’époque la chirurgie et la dentisterie).
Le 28 juin 1847, il épouse Eloïse Tasiaux qui lui donnera treize enfants (quatre filles et neuf garçons).
Dès la fondation de la Société liégeoise de littérature wallonne (1856), im participe au mouvement et devient l’un des premiers membres corfrespondants non liégeois de ladite Société. ce titre, il adapte en wallon de Beauraing la Parabole de l’Enfant prodigue.
Catholique convaicu, il prête sa plume à la défense des intérêts du Parti catholique lors des élections législatives.
Son uvre littéraire s’inspire par ailleurs pour une large part des rencontres qu’’il fait, parfois de nuit et parfois très loin de son domicile, avec des gens issus de toutes les classes sociales.
Ses textes wallons paraissent dans le Courrier de Rochefort, dans les journaux namurois La Marmite, Li Couârneû, Li Ban Cloke, ainsi que dans divers Bulletins de la Société liégeoise de Littérature wallonne. Il écrit également en français.
Le docteur est un joyeux boute-en-train qui sait animer un banquet. Il interprète lui-même ses chansons de sa belle voix de ténor.
Il décède à Beauraing le 28 mai 1907 à un mois et demi de son 90e anniversaire, hélas.
L’œuvre définitive avait été publiée en 1905. Elle sera rééditée en 1933.
L’Anthologie de Maurice Piron publie sa chanson Lès miséres do méd’cin.

Voici un de ses morceaux.